Produit grâce à la généreuse contribution financière d'Alain Richard pour un
homme qu'il respectait beaucoup avant de comprendre.
« Ainsi, « il y aurait toujours une femme derrière chaque gros entrepreneur québécois
». J'en veux pour exemple les douze « Hommes du Mois » de la revue Commerce, que l'on
couronne, chaque année, lors d'un Gala du Commerce. Vous ne serez pas surpris
d'apprendre que les épouses, de long vêtues, accompagnent les supermen du Mois sur
I'estrade, « afin que I'assemblée puisse rendre un hommage officiel à la fidèle épouse » (C'est
toujours ce que l'on dit dans ces cas-là). Or sur I'estrade d'honneur ce soir-là, mon voisin de
gauche en était à son troisième mariage et celui de droite était un célibataire à tous crins,
accompagné de sa cousine. Mais qu'importe, la tradition était sauve.
Les femmes mènent aussi le Québec par I'entremise des Premiers ministres... Encore
une hypothèse? Et qui ne serait pas exclusivement d'ici...
On connaît le cas classique de Corinne Lesage, la « Corinne parlementaire », et des
non moins puissantes Reine Johnson, Gabrielle Bertrand et « Madame Bourassa ». Mais
pas de Madame Duplessis!
De I'aveu de plusieurs députés, sans « leur fidèle épouse », (toujours beaucoup «
montrée » en campagne électorale), ils n'auraient pas été élus et seraient bien incapables de
tenir leur secrétariat de comté.
Une femme élue en politique a toujours I'air de « trimbaler » un mari qui s'ennuie dans
les cérémonies officielles et qui forcement se retrouve « aux activités féminines » des
congrès.
Ainsi, en marketing québécois, il n'est pas bon d'oublier « la femme forte» dont parle
l'Évangile: c'est une erreur que commettent plus facilement les politiciens que les publicitaires.
On verra à la racine 34 que ces femmes « à tête froide » ont le coeur chaud.
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