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Produit grâce à la généreuse contribution financière d'Alain Richard pour un
homme qu'il respectait beaucoup avant de comprendre.
« de notre faute », y avait le Roi de France, puis Voltaire, puis les sanguinaires Iroquois...
Nous vivons depuis 1763 en nous répétant que ce n'est « pas de notre faute »... si seulement
nous avions été là... 1763, est I'année la plus importante de nos cordes sensibles... et de
toute notre histoire.
La corde vibre en majeure.
Elle fait vibrer le Québécois dans ses extrêmes, là où Gilles Vigneault s'inspire pour
créer les personnages qu'il chante.
La superconsommation de la corde 13 est un phénomène de revalorisation; le
Québécois domine le marche des symboles revalorisant, ceux qui coûtent le plus cher.
Alors qu'il détient le record des grèves en Amérique, (et suit de très près l'Italie), que
son revenu disponible est moindre que celui des travailleurs ontariens, il dépense plus pour
se nourrir que n'importe quel autre Canadien. « Tant qu'il y restera quek'chose dans
I'frigidaire », chante Tex.
Ce complexe va faire éclater le sensualisme de la corde 34: les voyageurs en
Nouvelle-France remarqueront « les comportements somptuaires des habitants de ce pays ».
Les marketers canadiens connaissent nos penchants pour tout ce qui est « riche, sucré »:
nous consommons 35% du marché des « petites gâteries » sucrées du Canada.
Selon les derniers chiffres officiels, 67% des Québécois sont obèses. La masse
québécoise qui vit déjà au coeur du continent de la consommation, nourrit bien son complexe:
« Dominion nous fait bien manger ».
Hypocondriaque, et toujours à la recherche de sa revalorisation, le Québécois domine
plusieurs secteurs de produits pharmaceutiques, ceux des sels hépatiques, des aspirines, des
laxatifs, des toniques. Après avoir trop bien nourri son complexe, il le soigne...
Ses brûlements d'estomac le rendent souvent acariâtre et soupe au lait.
« Les muscles au pouvoir », dit un mur du Harlem. Aussi, un mur de Chicoutimi... « Le
poing sur la gueule...! » A preuve, I'anecdote suivante:
« Un
démarcheur  en
produits  pharmaceutiques,
fraîchement débarqué de
France, (dans ce secteur comme dans celui des parfums, nous sommes un gros « per capita
» pour les marques françaises) loue une voiture à Montréal et se rend à Chicoutimi pour des
fins de prospection. Résultats pratiques de son voyage, selon un journal régional « trois
semaines à I'hôpital ». S'étant fait « couper » d'une façon désinvolte par un camionneur, notre
« cousin français » s'est trop empressé de servir une leçon verbale à « cette tête de lard » le
premier feu rouge venu. Au Québec, les insultes se lavent souvent dans le sang. »
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