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Produit grâce à la généreuse contribution financière d'Alain Richard pour un
homme qu'il respectait beaucoup avant de comprendre.
Certaines des inventions québécoises sont légendaires: nous connaissons la
motoneige de Bombardier, la tronçonneuse mécanique des Tanguay de Roberval, la chaîne
de production des petits gâteaux Vachon.
Les machines de tout genre passionnent I'homme québécois qui va dans les « cc » et
les pétarades donner libre cours à une de ses passions naturelles, démonter et remonter des
mécanismes.
On dit des petits Québécois qui démontent leurs jouets qu'ils sont des « brise-fer »: on
oublie que c'est ainsi qu'ils développent en plus leur habileté manuelle.
Le Québécois achète frénétiquement tout ce qui est motorisé: tondeuse à gazon, scie
mécanique, brosse à dents électrique, motoneige, hors-bord, motos. Ne cherchez pas
d'autres explications à cette passion des courses de « stock cars », ces majestueuses «
minounes » que I'on fait ronronner à demi-tour précis de tourne-vis, hybrides de toutes leurs
pièces, « funny cars » de tous leurs accessoires et qui font la joie de milliers de Québécois de
petites villes.
Du maître-charron au fondeur de poêles, du «patenteux» avec diplôme d'ingénieur qui
va fabriquer des « pattes de fusée lunaire américaine » , en passant par toute une gamme
d'artistes naïfs ou d'inspiration « pop », comme Ernest Gendron, boursier du Conseil des
Arts, «le seul homme au monde qui peignit trente portraits à l'huile avec le même cure-dents
», le Québécois est inventif.
Un livre assez récent est consacré à cette corde: « Les patenteux du Québec » de
Lise Nantel et tout un mensuel, « Le Bricoleur » qui tire à 88,560 exemplaires.
Et quelle belle corde pratique si elle ne se heurtait pas à la 19e.
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