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Produit grâce à la généreuse contribution financière d'Alain Richard pour un
homme qu'il respectait beaucoup avant de comprendre.
On a souvent proposé des comparaisons entre la finasserie des Juifs et des
Canadiens français. Un Anglais va trancher la question: « Les Canadiens français sont
tatillons » dit Norman W. Taylor dans son « Étude sur le comportement de l'industriel
québécois». « Il y a toutefois une différence notoire, précise-t-il, car dans le cas des
Juifs, on peut attribuer à leur habileté en affaires leur façon de négocier quand il s'agit de prix,
tandis que l'attitude des Canadiens français semble plutôt liée au fait qu'ils cherchent à se
donner toutes les assurances possibles contre les risques inhérents aux transactions de ce
genre ». Autrement dit, on « tatillonne » autant que I'on finasse.
En publicité le consommateur québécois n'aime pas les impératifs du genre « Buy it
now! ». Cette formule si chère aux Américains ne laisse pas le temps mental de finasser avec
l'annonceur et bloque l'action recherchée.
Il est rare que le Québécois aille droit au but. Enfin, p't'être ben qu'oui... p't'être ben
qu'non... même chez les hommes d'affaires arrivés.
Mais parait-il que cette corde nous aurait historiquement évité I'assimilation. P't'être
ben qu'oui...
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